Les investisseurs reviennent

15/01/2019

Malgré la lourde fiscalité qui touche l'immobilier, la pierre, considérée comme une valeur refuge, profite des déconvenues de la bourse et des faibles rendements des autres placements financiers.

Les investisseurs locatifs sont de retour sur le marché immobilier. Ils sont à l'origine de plus d'une vente sur cinq en 2018 (autour de 21/22%). Un niveau historiquement haut dans l'ancien. Et pourtant, l'immobilier n'a jamais été autant taxé (réforme de l'ISF, envolée de la taxe foncière, immobilier exclu de la flat-tax...).

 +24,7% de la part de l'investissement locatif dans les transactions immobilières. Ce constat va à l'encontre d'une récente étude du Crédit Foncier qui avait fait état d'un recul de deux points (de 16% à 14%) entre 2017 et 2018, de la part de l'investissement locatif.

Échaudés par la volatilité des places boursières et le faible rendement des autres placements, les investisseurs se tournent vers la pierre, considérée comme une valeur refuge. Leurs motivations sont diverses. On trouve tout à la fois des investisseurs aguerris, qui profitent de taux de crédit historiquement bas, recherchent du rendement et multiplient les investissements locatifs, mais aussi des particuliers en quête d'un bien, qui financera à terme leur retraite ou apportera un complément de revenus.

Une hausse des prix pénalisante

En «concurrence» avec les primo-accédants pour acquérir des petites surfaces (studios ou deux-pièces), les investisseurs font jouer leur capacité financière généralement plus importante. Conséquence: les primo-accédants ne représentent plus que 48% des transactions enregistrées en 2018, contre 51% en 2017. Plus économe que les investisseurs, cette population souvent jeune, a été pénalisée par la hausse des prix mais également, dans le cas des logements neufs, par le recentrage du prêt à taux zéro sur les zones tendues (où l'offre est plus faible que la demande)

Le retour des investisseurs locatifs est également marquant à Paris. La part des investissements locatifs a grimpé de plus de 33% pour représenter 28,5% des transactions immobilières. Reste à savoir si le retour de l'encadrement des loyers dans la capitale, autorisé par la loi logement, n'aura pas pour conséquence d'inverser la courbe.

Source: Figaro Immobilier